Audit SEO gratuit : analysez votre site en 7 étapes (guide pratique)

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Pourquoi faire un audit SEO de votre site ?

Votre site est en ligne depuis des mois, peut-être des années. Pourtant, le trafic stagne et quand vous tapez vos mots-clés sur Google, impossible de vous trouver avant la troisième page.

Le problème vient souvent de ce que personne ne voit à l’œil nu : des erreurs techniques invisibles, des balises mal renseignées, une architecture bancale, des pages que Google ignore totalement. C’est exactement ce qu’un audit SEO permet de révéler.

Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’investir des centaines d’euros pour obtenir un premier diagnostic fiable. Avec les bons outils gratuits et une méthode structurée, vous pouvez réaliser vous-même une analyse pertinente. C’est ce que nous allons voir ensemble, étape par étape.

Et si vous souhaitez un diagnostic instantané avant de plonger dans le détail, nous avons développé un outil d’audit SEO gratuit qui analyse les fondamentaux de votre site en quelques secondes.

Ce que révèle réellement un audit SEO

Un audit SEO, c’est un bilan de santé complet de votre site du point de vue des moteurs de recherche. Il passe au crible trois grands piliers : la technique, le contenu et la popularité (les fameux backlinks). L’objectif : identifier tout ce qui empêche Google de bien comprendre, indexer et classer vos pages.

Concrètement, un audit va révéler des problèmes que vous ne soupçonnez pas. Des pages orphelines que Google ne trouve jamais. Des balises title en doublon. Du contenu dupliqué qui dilue votre autorité. Un temps de chargement mobile qui fait fuir vos visiteurs.

Selon les données compilées en 2025, 53 % du trafic web provient de la recherche organique. Autrement dit, si votre site n’est pas correctement optimisé, vous passez à côté de la majorité de vos visiteurs potentiels. Et le premier résultat organique sur Google capte en moyenne 27,6 % des clics. Entre la position 1 et la position 10, c’est un gouffre en termes de visibilité.

L’audit n’est pas un exercice ponctuel. Les algorithmes de Google évoluent entre 500 et 600 fois par an. Un site parfaitement optimisé aujourd’hui peut perdre des positions dans six mois. C’est pourquoi les professionnels recommandent un audit au minimum tous les six mois, et idéalement tous les trimestres pour la partie technique.

Les outils gratuits indispensables pour votre audit

Avant de commencer l’analyse, vous avez besoin d’une boîte à outils. La bonne nouvelle, c’est que les outils gratuits couvrent largement l’essentiel d’un audit SEO. Les données montrent qu’avec les outils fournis par Google et quelques solutions complémentaires, vous pouvez réaliser environ 70 % d’un audit complet sans dépenser un centime.

Voici les outils que nous utilisons et que nous recommandons pour un audit en autonomie :

Google Search Console : votre tableau de bord SEO

C’est l’outil le plus important, et il est entièrement gratuit. Google Search Console vous montre exactement comment Google perçoit votre site : quelles pages sont indexées, quelles requêtes génèrent des impressions, quels problèmes techniques sont détectés. Si vous ne l’avez pas encore configuré, faites-le immédiatement. C’est la première chose que nous vérifions sur chaque projet client.

Google Analytics 4 : comprendre vos visiteurs

GA4 complète la Search Console en vous montrant ce qui se passe après le clic. Taux de rebond, temps passé sur les pages, parcours utilisateur. Ces données comportementales sont précieuses pour identifier les pages qui déçoivent vos visiteurs et celles qui convertissent.

PageSpeed Insights : la vitesse sous la loupe

Cet outil de Google analyse les performances de chargement de vos pages et mesure vos Core Web Vitals (LCP, INP, CLS). Il fournit un score sur 100 pour mobile et desktop, accompagné de recommandations concrètes. C’est l’outil de référence puisque Google utilise ces mêmes données pour évaluer la performance de votre site dans son algorithme.

Screaming Frog (version gratuite)

Ce crawler simule le passage de Google sur votre site et extrait une mine d’informations : balises title, meta descriptions, en-têtes, liens cassés, redirections, images sans attribut alt. La version gratuite est limitée à 500 URL, ce qui est largement suffisant pour la plupart des sites de PME et TPE. C’est un outil que nous utilisons systématiquement en agence.

Outils complémentaires utiles

Pour aller plus loin, vous pouvez également utiliser Alyze.info (analyseur SEO français gratuit, très pédagogique), Ubersuggest en version gratuite pour la recherche de mots-clés, et GTmetrix comme alternative à PageSpeed Insights pour l’analyse de vitesse.

Étape 1 : vérifier l’indexation et l’exploration de votre site

Avant de vous soucier du contenu ou des performances, posez-vous une question fondamentale : est-ce que Google trouve et indexe bien toutes vos pages importantes ? Parce que si Google ne voit pas vos pages, elles n’existent tout simplement pas dans les résultats de recherche.

Vérifier le nombre de pages indexées

La méthode la plus rapide : tapez site:votredomaine.fr dans la barre de recherche Google. Le nombre de résultats affichés vous donne une estimation du nombre de pages indexées. Comparez ce chiffre au nombre réel de pages de votre site. Un écart important signale un problème d’indexation.

Pour une analyse plus précise, rendez-vous dans Google Search Console, section « Pages ». Vous y trouverez un rapport détaillé des pages indexées, des pages exclues et des raisons d’exclusion. Portez une attention particulière aux pages marquées « Explorée, actuellement non indexée » ou « Découverte, actuellement non indexée » : ce sont des pages que Google connaît mais qu’il a choisi de ne pas inclure dans son index.

Vérifier votre fichier robots.txt

Accédez à votresite.fr/robots.txt et vérifiez qu’aucune directive « Disallow » ne bloque par erreur des pages importantes. C’est une erreur plus courante qu’on ne le pense, surtout après une migration ou une refonte de site.

Vérifier votre sitemap XML

Votre sitemap est la carte routière que vous fournissez à Google. Vérifiez qu’il est bien soumis dans la Search Console (section « Sitemaps ») et qu’il ne contient pas de pages en erreur 404 ou redirigées. Sur WordPress, des extensions comme Yoast SEO ou Rank Math génèrent automatiquement un sitemap. Assurez-vous qu’il est à jour et qu’il ne référence que des pages que vous souhaitez réellement voir indexées.

Contrôler les redirections et les pages 404

Les pages qui renvoient une erreur 404 créent des impasses pour Google et pour vos visiteurs. Utilisez Screaming Frog pour crawler votre site et identifier toutes les URL en erreur. Vérifiez également que toutes les versions de votre domaine (http, https, www, sans www) redirigent correctement vers une seule et même version avec des redirections 301.

Étape 2 : analyser les performances techniques

La vitesse de votre site n’est pas qu’un critère de confort : c’est un facteur qui influence votre référencement et vos conversions. Les études récentes montrent qu’optimiser ses Core Web Vitals peut générer jusqu’à 35 % d’amélioration du trafic organique. Et sur mobile, où plus de 75 % du trafic s’effectue désormais, chaque seconde compte.

Les Core Web Vitals : les trois métriques à surveiller

Google évalue l’expérience utilisateur de votre site à travers trois indicateurs principaux, appelés Core Web Vitals. Ils sont mesurables directement dans PageSpeed Insights et dans la Search Console :

LCP (Largest Contentful Paint) mesure le temps de chargement du plus grand élément visible de votre page. L’objectif est d’être sous les 2,5 secondes. Au-delà, Google considère que l’expérience est dégradée.

INP (Interaction to Next Paint) a remplacé le FID en 2024. Il mesure la réactivité de votre site quand un utilisateur interagit avec (clic, touche clavier, tap). L’objectif est de rester sous 200 millisecondes.

CLS (Cumulative Layout Shift) mesure la stabilité visuelle de votre page. Vous savez, ces pages où le contenu « saute » pendant le chargement et où vous cliquez sur le mauvais bouton ? L’objectif est un score inférieur à 0,1.

Comment améliorer concrètement vos performances

Sur WordPress, les leviers d’optimisation sont bien identifiés. Compressez vos images et convertissez-les en WebP. Utilisez un plugin de cache (WP Rocket, LiteSpeed Cache). Minimisez et différez le JavaScript non critique. Et activez un CDN comme Cloudflare pour servir vos fichiers au plus près de vos visiteurs.

Vérifiez aussi que votre site utilise le protocole HTTPS. C’est un signal de confiance pour Google depuis 2014, et les certificats SSL gratuits via Let’s Encrypt sont disponibles chez la plupart des hébergeurs.

L’optimisation mobile : un impératif

Depuis le passage à l’indexation mobile-first, Google utilise en priorité la version mobile pour l’indexation et le classement. Testez votre site sur un vrai téléphone, pas seulement sur l’émulateur de votre navigateur. Vérifiez que les textes sont lisibles sans zoomer, que les boutons sont suffisamment espacés pour le tactile et que les pop-ups ne bloquent pas le contenu.

Étape 3 : auditer le contenu de votre site

Le contenu reste le pilier central du référencement naturel. 72 % des spécialistes du marketing affirment que la création de contenu pertinent est la tactique SEO la plus efficace. Mais encore faut-il que ce contenu soit correctement structuré et optimisé.

Les balises title et meta descriptions

La balise title est l’un des facteurs SEO on-page les plus importants. C’est le titre bleu cliquable qui apparaît dans les résultats de recherche. Chaque page de votre site doit avoir une balise title unique, contenant votre mot-clé principal, et ne dépassant pas 60 caractères environ.

La meta description n’est pas un facteur de classement direct, mais elle influence fortement le taux de clics. Elle doit donner envie de cliquer, résumer le contenu en 155 caractères maximum et inclure le mot-clé ciblé. Avec Screaming Frog, exportez la liste complète de vos balises title et meta descriptions pour repérer les doublons ou les manquantes.

La structure des titres (H1, H2, H3)

Chaque page doit avoir un seul H1, clair et descriptif. Les H2 structurent les grandes sections, les H3 les sous-sections. Vérifiez avec Screaming Frog que vous n’avez pas de pages sans H1, avec plusieurs H1 ou avec une hiérarchie illogique (passer d’un H2 à un H4 sans H3, par exemple).

Le contenu dupliqué

Google n’aime pas le contenu dupliqué, que ce soit entre vos propres pages ou avec d’autres sites. Sur WordPress, le contenu dupliqué peut apparaître involontairement via les pages d’archives, les tags ou les paramètres d’URL. Utilisez Siteliner pour identifier les contenus anormalement similaires, et assurez-vous que les balises canoniques sont correctement configurées pour indiquer à Google la version « officielle » de chaque page.

L’optimisation des images

Les images sont souvent le parent pauvre du SEO. Vérifiez que chaque image possède un attribut alt descriptif et que vos images ne sont pas surdimensionnées. Une photo de 4000 pixels affichée en 800, c’est du poids inutile. TinyPNG ou Squoosh permettent de compresser sans perte visible de qualité.

Étape 4 : analyser votre maillage interne

Le maillage interne, c’est l’ensemble des liens qui relient vos pages entre elles. C’est un levier SEO puissant et pourtant souvent négligé. Un bon maillage interne aide Google à découvrir toutes vos pages, à comprendre la structure thématique de votre site et à distribuer l’autorité (le « jus de lien ») vers vos pages les plus stratégiques.

Identifier les pages orphelines

Une page orpheline est une page vers laquelle aucun lien interne ne pointe. Google a très peu de chances de la découvrir. Avec Screaming Frog, croisez la liste des URL crawlées avec votre sitemap pour les identifier.

Vérifier la profondeur de clic

En règle générale, chaque page importante de votre site devrait être accessible en trois clics maximum depuis la page d’accueil. Plus une page est « enfouie » dans l’arborescence, moins Google lui accorde d’importance. Analysez votre structure et assurez-vous que vos pages stratégiques (pages de services, catégories principales, articles phares) sont facilement accessibles.

Optimiser les ancres de liens

Le texte cliquable de vos liens internes (« ancre ») informe Google sur le contenu de la page cible. Évitez les ancres génériques comme « cliquez ici ». Préférez des ancres descriptives contenant des mots-clés pertinents.

Étape 5 : évaluer votre profil de backlinks

Les backlinks (liens provenant d’autres sites vers le vôtre) restent un facteur de classement majeur en 2026. Les données montrent que la première position Google possède en moyenne 3,8 fois plus de backlinks que les positions 2 à 10. Et 94 à 95 % des pages web n’ont aucun backlink, ce qui les rend pratiquement invisibles.

Analyser vos liens et repérer les liens toxiques

Utilisez la version gratuite d’Ahrefs Webmaster Tools ou le rapport de liens de la Google Search Console pour avoir une vue d’ensemble. Ce qui compte, ce n’est pas tant le nombre total de liens que le nombre de domaines référents uniques et leur qualité. Un lien provenant d’un site d’actualité reconnu vaut bien plus que des dizaines de liens de sites obscurs.

Profitez-en pour repérer les liens toxiques : liens de fermes de liens, de sites spam ou de domaines non indexés. Si vous en trouvez un volume important, l’outil Google Disavow permet de les désavouer. Attention à ne pas en abuser : le désaveu doit rester ciblé.

Un audit de backlinks n’a de sens que par rapport à vos concurrents. Si leur profil de liens est nettement plus solide, intégrez une stratégie de netlinking à votre plan d’action. La création de contenus à forte valeur (guides, études, infographies) reste le moyen le plus pérenne d’attirer des liens naturellement.

Étape 6 : vérifier vos positions et vos mots-clés

L’audit SEO doit aussi inclure une analyse de vos positions actuelles dans les résultats de recherche. C’est Google Search Console qui vous fournira les données les plus fiables ici, puisqu’elles proviennent directement de Google.

Identifier vos mots-clés « à portée »

Dans le rapport « Performances » de la Search Console, filtrez les requêtes pour lesquelles vous apparaissez en position moyenne entre 5 et 20. Ce sont vos mots-clés « à portée » : des requêtes sur lesquelles votre site est déjà visible mais pas encore en première page, ou en bas de première page. Ce sont vos meilleures opportunités d’amélioration rapide, car Google vous considère déjà comme pertinent pour ces sujets.

Détecter la cannibalisation de mots-clés

La cannibalisation se produit lorsque plusieurs pages ciblent le même mot-clé. Google ne sait plus quelle page afficher et les deux sont pénalisées. Si dans la Search Console deux URL apparaissent pour la même requête, c’est un signal. La solution : fusionner les contenus ou différencier clairement l’angle de chaque page.

Surveiller l’impact des AI Overviews

En 2026, les résultats générés par l’intelligence artificielle de Google (AI Overviews) occupent une place croissante dans les SERP. Environ 60 % des recherches aboutissent à un « zero-click ». Pour contrer ce phénomène, concentrez-vous sur les requêtes transactionnelles et informationnelles complexes, et structurez vos contenus avec des données structurées (Schema markup) pour maximiser vos chances d’apparaître dans les extraits enrichis.

Étape 7 : prioriser vos actions et créer votre plan d’action

Vous avez maintenant une vision claire de l’état de santé SEO de votre site. La tentation est grande de vouloir tout corriger en même temps. C’est une erreur. La clé, c’est la priorisation.

La matrice effort/impact

Classez chaque problème identifié selon deux critères : son impact potentiel sur votre référencement et l’effort nécessaire pour le corriger. Commencez par les actions à fort impact et faible effort. Typiquement :

  • Priorité haute : erreurs d’indexation bloquantes, pages 404 avec des backlinks, problèmes de vitesse critiques sur mobile, balises title manquantes ou dupliquées
  • Priorité moyenne : optimisation des meta descriptions, amélioration du maillage interne, compression des images, correction des attributs alt manquants
  • Priorité basse : ajustements fins de contenu, amélioration des ancres de liens internes, optimisation des URL

Créer un tableau de suivi

Un simple fichier Excel ou Google Sheets suffit. Listez chaque action, sa priorité, la personne responsable et la date cible. Suivez l’avancement et mesurez l’impact de chaque correction sur vos indicateurs clés.

Mesurer les résultats dans le temps

Le SEO est un travail de fond. Après avoir implémenté vos corrections, laissez quelques semaines à Google pour réévaluer votre site. Selon les études, il faut environ cinq mois pour qu’un nouveau contenu atteigne la première page. Pour des corrections techniques, les effets peuvent être plus rapides, parfois en quelques semaines.

Au-delà de l’audit : intégrer le SEO dans votre routine

Un audit SEO n’est pas une fin en soi. C’est le point de départ d’une démarche d’amélioration continue. Le référencement naturel génère plus de 1000 % de trafic supplémentaire par rapport aux réseaux sociaux, et son ROI à long terme dépasse celui de la publicité payante. Mais ces résultats ne viennent qu’avec de la régularité.

Consultez votre Search Console au moins une fois par semaine. Faites un point performances trimestriel avec PageSpeed Insights. Mettez à jour vos contenus pour qu’ils restent pertinents. Et publiez régulièrement du contenu qui répond aux vraies questions de vos clients.

Si vous souhaitez commencer par un diagnostic rapide, notre outil d’audit SEO gratuit vous permet d’obtenir en quelques secondes une première évaluation de votre site. C’est un bon point de départ avant de plonger dans l’analyse détaillée que nous venons de décrire. Et si les résultats révèlent des problèmes que vous ne savez pas comment résoudre, notre équipe est là pour vous accompagner.

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